Nous sommes le 8 octobre 2016. L’agression de deux policiers fait les gros titres. Intentionnellement bloqués dans leur voiture, une bande de jeunes y met le feu, brûlant gravement les fonctionnaires de police. Ce qui s’apparente à tentative d’assassinat va réveiller la colère et le climat de tension ambiant qui règne dans les commissariats de France.
 

Le mouvement policier, né sans l’assistance des organisations syndicales, émerge d’abord à Paris, puis se propage rapidement à l’ensemble du territoire où, depuis maintenant plus de 10 jours, des fonctionnaires se réunissent pour clamer leur ras-le-bol et dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent, selon eux, chaque jour un peu plus.
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Si les médias préfèrent y voir une opposition classique police/gouvernement, le mécontentement ne se limite pas à cela. En effet, le corps d’encadrement, qui représente la majeure partie des fonctionnaires (gardiens de la paix, brigadiers, brigadiers-chefs, majors), s’oppose aussi aux avantages accordés au corps de commandement. Comment expliquer qu’un commissaire divisionnaire, chef de service, puisse toucher une prime annuelle de fin d’année de près de 25.000 euros alors que des services entiers doivent, eux, se partager des primes de seulement quelques centaines d’euros ; parfois accompagnées de « lettres de félicitations » (chiffres publiés par le syndicat synergie police).
Les revendications ? Elles sont simples. Donner plus de moyens aux forces de police présentes sur le terrain, afin de se protéger contre l’exposition à une délinquance de plus en plus équipée et ainsi respecter le travail d’investigation des enquêteurs en condamnant les auteurs d’infractions.
Du fait de l’ampleur du mouvement et de la mobilisation quotidienne des policiers, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé jeudi dernier un plan d’aide aux policiers de 250 millions d’euros. Une fois de plus, et comme il l’avait fait pour les agriculteurs, le gouvernement tente d’éteindre l’incendie à coup de billets… l’inefficacité de ces méthodes n’est plus à prouver.
Le Rassemblement des Étudiants Démocrates soutient le mouvement de contestation des policiers, milite et continuera à le faire en faveur de la reconnaissance de leur travail et du renforcement de leurs moyens, notamment à propos de la qualité du matériel et de l’augmentation des effectifs. Leurs actions sont parfois controversées, parfois abusives, auquel cas nous le condamnons fermement ; mais quoi qu’il en soit, cette fronde au cœur même de l’État et de ses agents traduit la fronde qui monte dans le cœur de chacun d’entre nous.
Assez !
Un Rassemblement Citoyen est urgent !

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